Le Droit Au Bruit

by L'1consolable x Tideux

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    LP "Le Droit Au Bruit" édition limitée CD + DIGIPACK signé Sylvain Bec.
    14 titres.

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1.
Intro 02:09
2.
1970 03:55
Couplet 1: 1970, ce temps-là m'ennivre, je m'y rends par temps de crise, je recule pour avoir le temps de vivre, que le présent m'anéantisse c'est ma hantise, je conduis pas de DeLorean quoi que Marty McFly en dise! Je vais dans les 70's, c'est de mise, raide de zique, et de disques, et je prise l'autre rive de l'Atlantique! Gloria Lynne, Etta James, Aretha Franklin, James a mis tant de swing droit dans le mil, j'aime sa voix, son style: j'aime ça! Sans leurs vinyles ça sent le spleen, je conçois pas de joie sans zique, pas de rap sans rythme, faut que ça kicke salement comme Deca dans "Zick", c'est qu'il y a tant de disques grandioses à l'époque auxquels être attentifs, c'est là qu'on puise l'inspi depuis 15 piges et c'est ça qu'on kiffe! Le long cri de rage des renois pour des droits conquis, tant de gens qui bien que "gentils" ont compris que c'est par le conflit que ça s'accompli- -ra, oui, la soul garde l'âme en vie des braves, qui se battent las sans bruit et bravent l'Empire, sont mon rayon de soleil quand le ciel s'assombrit! Refrain: Ca grouille de zique et de disques, de pépites et je digge, mieux je kiffe le mix et me dis que je rêverais de revivre les 70's, ça se tape pour les Droits Civiques, l'acte qui se vit est atypique, farci de zique et d'activisme qui fleurissent dans les 70's, Angela Davis, Beverly Smith, le féminisme est de mise, épris de poésie et de livres de Lorde, c'est les 70's qui apportent le sampling et le beat, le DJ, le MC, et le feat, si je gratte, que je rime, et que je kicke, si je rappe c'est grâce aux 70's! Couplet 2: Les 70's, c'est le kiff en termes de grèves, oui, de celles des mines à celle de LIP, les firmes comme l'élite, les deux flippent! Les prisonniers se rebiffent, le disent via le CAP et le GIP quand Gilles Deleuze et Félix Guattari publient "L'Anti-Oedipe", ceux que les gueux niquent partout, c'est le type de bourgeois qui prenaient le fric pour soi au prix que les gueux triment et qu'eux le piquent, mais le hic, c'est que les prolétaires se liguent contre eux, y'avait guère de digue alors, pas de quoi te taire lorsqu'on te verse le SMIG! Les Brigades Rouges ici, les USA bougent aussi, les noirs voient rouge, pour la suprématie blanche ça sent le roussi! Ca se soulève en son-pri de Folsom à NYC, ce pays-ci est pétri de haine raciste et de vrais nazis! La police tue, des cas que l'Etat hélas classe sans suites, on peut pas dire que ça avance vite pour les Droits Civiques, Malcolm X en 65, King en 68, l'Etat abat les leaders noirs, même pacifiques! Refrain: Ca grouille de zique et de disques, de pépites et je digge, mieux je kiffe le mix et me dis que je rêverais de revivre les 70's, ça se tape pour les Droits Civiques, l'acte qui se vit est atypique, farci de zique et d'activisme qui fleurissent dans les 70's, Angela Davis, Beverly Smith, le féminisme est de mise, épris de poésie et de livres de Lorde, c'est les 70's qui apportent le sampling et le beat, le DJ, le MC, et le feat, si je gratte, que je rime, et que je kicke, si je rappe c'est grâce aux 70's! Couplet 3: Les 70's, c'est la Motown et James Brown, l'éponyme de Curtis, et "Breezin" de Benson, "The Master" d'Hamilton, O.V. Wright, Robinson, les derniers disques de Nina Simone, et le racisme de Nixon! J'ai mis comme d'hab l'album de Marvin "What's Going On?", non seulement je trouve la zique bonne mais je kiffe comment le mix sonne, y'a 1000 tonnes de perles enfouies derrière le grand hit d'Honey Cone qu'on en vient à regretter avec des styles comme la J-Pop nippone! Passé ça, entre les renois qu'on tue et emprisonne, les USA d'Nixon ne valent pas mieux que ceux de Clinton! Y'a 1000 bonnes raisons de lutter, aussi les luttes prennent 1000 formes, là où sévit le racisme comme l'économie de Milton, la lutte contre la guerre au Vietnam, ses drames et épisodes, le Black Panther Party et le Black Feminism, mais l'époque est aussi celle des sound-systems de Kingston, des Block Parties, le Hip-Hop naquit -hop!- a pris forme! Refrain: Ca grouille de zique et de disques, de pépites et je digge, mieux je kiffe le mix et me dis que je rêverais de revivre les 70's, ça se tape pour les Droits Civiques, l'acte qui se vit est atypique, farci de zique et d'activisme qui fleurissent dans les 70's, Angela Davis, Beverly Smith, le féminisme est de mise, épris de poésie et de livres de Lorde, c'est les 70's qui apportent le sampling et le beat, le DJ, le MC, et le feat, si je gratte, que je rime, et que je kicke, si je rappe c'est grâce aux 70's!
3.
Couplet 1: Tous les jours, le capitalisme nous joue des tours, il nous fait le coup de nous faire produire des richesses puis nous les choure, les mêmes coups durs dont on a pourtant pour le coup fait le tour, il gouverne pour les bourgeois et, sournois, lorsqu'on le dit, joue les sourds et nous noie, dans tant de discours qui tournoient autour de moi mais qui n'ont pour but que de consolider le pouvoir qui louvoie, chaque jour voit son lot de frères qui se fourvoient car c'est bien pour que le bourgeois puisse nous la faire à l'envers que sera promulguée toute loi, c'est pourquoi eux peinent à s'émouvoir pour les frères pris dans l'étouffoir, ceux qui paient le prix, pour qui tout foire sans abri ou toit, qu'ils se foutent de la vie que mènent ceux que le système malmène ou broie, ceux que le bourge a tendance à voir en termes de valets ou de proies, c'est toute la vertu du projet pour le Capital qui nous fait le coup bas de prétendre qu'on est libres quand on n'y coupe pas, les SDF crèvent de faim ou de froid, tandis que le bourgeois nous broie, s'acharne comme la DGSI sur Julien Coupat ! Refrain: C'est notre lot quotidien, et même quand on ne dit rien, on attend impatients le Grand Soir de l'Insurrection Qui Vient, et si l'argent ne fait pas le bonheur, se nourrir on y tient, faut bien qu'on brasse un peu et ce bien qu'on ne soit pas amphibiens ! C'est notre lot quotidien, je ne dis pas qu'on le vit bien, mais on s'y fait comme aux perturbateurs endocriniens, envie de congédier les nantis, ils nous y convient bien, donc on y vient: combattre c'est mon métier, crois pas que j'envie le tien ! Couplet 2: Chaque jour s'apparente pour nous au parcours du combattant comme pour Assata ou pour Tupac Shakur, pour nous venir en aide y'a pas de secours, pas de grand sauveur qui accoure, donc on se tape pour sauver notre peau et avoir la leur un jour, on a l'amour propre qui a cours chez celui qui n'a pour lui que l'espoir inassouvi de venir à bout de ce climat pourri, les gars se gourrent en pensant qu'on va pas se courave, on passe pour des lâches mais on prévoit de braver leurs lois, on ne manque pas de bravoure mais d'armes pour ! On savoure chaque combat, chaque fois qu'on tient, qu'on tombe pas, chaque fois qu'on tombe et qu'on se relève, on ne compte pas ! On ne compte plus ceux qui ne répondent plus aux besoins vitaux en bas, les bourges s'en tapent, se rient de nos tourments, nous mentent comme à Koh-Lanta ! On a chaque jour moins de fric pour les fonctionnaires, l'argent magique n'afflue que dans les dividendes des actionnaires, on a chaque jour plus de flics et de gens réactionnaires, en bref on a chaque jour davantage de raisons d'être en colère ! Refrain: C'est notre lot quotidien, et même quand on ne dit rien, on attend impatients le Grand Soir de l'Insurrection Qui Vient, et si l'argent ne fait pas le bonheur, se nourrir on y tient, faut bien qu'on brasse un peu et ce bien qu'on ne soit pas amphibiens ! C'est notre lot quotidien, je ne dis pas qu'on le vit bien, mais on s'y fait comme aux perturbateurs endocriniens, envie de congédier les nantis, ils nous y convient bien, donc on y vient: combattre c'est mon métier, crois pas que j'envie le tien ! Couplet 3: Chaque jour passe et ressemble aux précédents, on recule, cédant toujours plus d'espace aux possédants, le système s'étend, frappe les enfants de 7 à 77 ans, et c'est en acceptant cet état de faits qu'on y laisse sa peau et ses dents, c'est en se mettant à faire face, à faire front, c'est en fait en se battant qu'on comprend que si on attend passifs c'est là que c'est embêtant, on s'en fait tant pour l'avenir au vu des temps présents qu'on prend les devants, plutôt que souhaiter que les vents chassent le mauvais temps ! Vu que chaque jour les inégalités sont décuplées, la majorité se fait doubler par l'élite qui, elle, se fait du blé, éduqués à finir du-per et à se faire duper, frère tu le paies cher si tu te laisses faire et espères que les députés s'empressent de faire ce qu'il faut: depuis qu'il y a des lois, que tout ça a débuté, tous ces fûtés les font de sorte à éviter d'être réfutés, il n'est plus temps de discuter autour d'une table et du thé, mais de lutter; faute de les faire réfléchir faudra les buter ! Refrain: C'est notre lot quotidien, et même quand on ne dit rien, on attend impatients le Grand Soir de l'Insurrection Qui Vient, et si l'argent ne fait pas le bonheur, se nourrir on y tient, faut bien qu'on brasse un peu et ce bien qu'on ne soit pas amphibiens ! C'est notre lot quotidien, je ne dis pas qu'on le vit bien, mais on s'y fait comme aux perturbateurs endocriniens, envie de congédier les nantis, ils nous y convient bien, donc on y vient: combattre c'est mon métier, crois pas que j'envie le tien !
4.
Refrain: Pour tous ceux que l'Etat opprime, ceux qui paient le tarot, le prix fort de toutes vos saloperies, de ce que les possédants s'approprient, qui ont rien de ce qu'on leur a promis et voient bien qu'on les a omis, pour ceux que ces salauds prient de se taire, je réclame le droit au bruit, accusés pour des crimes qu'ils n'ont pas commis, abusés, floués, triment, derrière des barreaux prient, n'auront que mépris et moqueries comme s'ils n'entendaient pas nos cris, contre ceux qui font la sourde oreille je réclame le droit au bruit ! Couplet 1: Face au bruit ambiant des marteaux-piqueurs et des voitures, le silence est pesant et traduit les bruits qu'ils capturent, entendre le chant d'un oiseau ici est parfois dur, sous la cacophonie de nos vies le silence des cris de la nature et de l'aphonie des opprimés frappés au prix même de ne pouvoir exprimer le problème des besoins auxquels ils ne peuvent pas pourvoir, réduits au silence par les nuisances sonores du pouvoir et de ses instances immenses, pour se faire entendre faut foutre le foutoir comme dans le temps en 2005, et avant en 68, y'a que quand ça part en vrille que leurs problèmes d'ouïe s'arrangent vite, sans ça pas de voix au chapitre, on classe nos plaintes sans suites, on répète sans cesse les mêmes choses, et il se passe rien ensuite, nos cris de détresse sont précaires et se perdent, errent dans le désert, on n'entend que les possédants, leurs médias et leurs experts, on espère se défaire des fers qu'ils nous léguèrent, requiert le droit de faire du bruit pour tous ceux qu'ils voudraient faire taire ! Refrain: Pour tous ceux que l'Etat opprime, ceux qui paient le tarot, le prix fort de toutes vos saloperies, de ce que les possédants s'approprient, qui ont rien de ce qu'on leur a promis et voient bien qu'on les a omis, pour ceux que ces salauds prient de se taire, je réclame le droit au bruit, accusés pour des crimes qu'ils n'ont pas commis, abusés, floués, triment, derrière des barreaux prient, n'auront que mépris et moqueries comme s'ils n'entendaient pas nos cris, contre ceux qui font la sourde oreille je réclame le droit au bruit ! Couplet 2: Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse, on entend rarement celui qui s'éteint, mais bien celui qui tousse, celui qui se fend de grands discours est grand comme les Minipouss, les appels au secours de l'ourson font moins de bruit que les cris de l'ours, ainsi on est vite poussés à se taire, hésite tous à ne pas le faire et dire tout ce qui nous altère, les mille secousses qui frappèrent les types sous servitude que les riches poussent à bout, oui pour les prolétaires la vie n'est guère si douce que ne l'entendent ces gens tant ils n'écoutent rien de ce qu'on dit, hurler est tentant, oui mais ça ne vaut pas un incendie ! Vouloir faire entendre raison à ces nantis qui nous ont sans cesse menti, c'est comme demander à un bandit d'être gentil, penses-y ! Ne sois pas si candide, le bruit court qu'ils sont sourds, rends t'y à l'évidence, ils te prennent en traître, avancent toujours sans bruit, te réduisent au silence par des duperies, inutile de parler du prix que ça nous coûte ! Tous ceux que personne n'écoute: faites du bruit ! Refrain: Pour tous ceux que l'Etat opprime, ceux qui paient le tarot, le prix fort de toutes vos saloperies, de ce que les possédants s'approprient, qui ont rien de ce qu'on leur a promis et voient bien qu'on les a omis, pour ceux que ces salauds prient de se taire, je réclame le droit au bruit, accusés pour des crimes qu'ils n'ont pas commis, abusés, floués, triment, derrière des barreaux prient, n'auront que mépris et moqueries comme s'ils n'entendaient pas nos cris, contre ceux qui font la sourde oreille je réclame le droit au bruit ! Couplet 3: Moi, y'a que chez les condés qu'on m'a dit de garder le silence, sinon j'ouvre ma gueule et m'excuse d'avance pour les nuisances, et quand on me dit de la fermer, j'ai tendance à m'affirmer, pour cultiver l'insolence j'ai les outils, c'est moi le fermier, quitte à fermer la porte au nez à ceux qui aimeraient que je la prenne, que j'apprenne à me taire et à me faire à ce qu'eux me malmènent, j'ai la haine contre eux, je l'assène sans cesse, ouais je parsème mes vers avec, mets la graine en terre, bref je la sème, fais grand bruit de ma grande gueule, et cause au nom des sans-voix, pour pointer les causes du doigt, quitte à le répéter 100 fois, et on voit que les bourgeois aimeraient faire sans moi, je les envoie paître, et se faire mettre de quoi recevoir le son que j'envoie: un sonotone, et je brise le silence monotone de l'endroit, le microphone en porte-voix, le ferai, mec, avec ou sans droit, je demande une minute de silence pour tous ceux qu'on n'entend pas, puis 1000 ans de bruit pour se faire entendre, c'est ce à quoi on s'emploie ! Refrain: Pour tous ceux que l'Etat opprime, ceux qui paient le tarot, le prix fort de toutes vos saloperies, de ce que les possédants s'approprient, qui ont rien de ce qu'on leur a promis et voient bien qu'on les a omis, pour ceux que ces salauds prient de se taire, je réclame le droit au bruit, accusés pour des crimes qu'ils n'ont pas commis, abusés, floués, triment, derrière des barreaux prient, n'auront que mépris et moqueries comme s'ils n'entendaient pas nos cris, contre ceux qui font la sourde oreille je réclame le droit au bruit !
5.
Couplet 1 (L'1consolable): Je suis tourmenté, et surtout remonté, on est "tous égaux" mais on part loin en dessous de zéro et il faut tout remonter, tourmenté par les coups montés que les bourges ont fomenté pour le coup hantés par l'idée qu'on pourrait bien tout tenter, et tout en taisant les raisons qui nous poussent en te- -rrain glissant ils agissent en nous asservissant pour nous planter le coup tordu dans le dos, nous font bosser nous, pour glander, et nous demandent des cadences propres à nous coûter toute vie ou santé ! Je suis tourmenté, comme tous les sans-dents du monde entier, ce n'est pas une dent que j'ai contre eux, non, mais mon dentier! Ils nous ont d'emblée dérobé de sacrés montants de blé pour nous flanquer illico au boulot quand eux nous contemplaient, ils ont tremblé quand les possédants partout sentaient que les ouvriers de toutes contrées se rencontraient, ça les épouvantait, pris à descendre des prolos ils crient au coup monté, ils n'ont jamais fait grand chose mais s'en sont beaucoup vantés ! Refrain: Ecoute, je vais te dire toutes ces choses qui me dégoûtent et tout ce qui me fait frémir ! Ecoute, je vais te dire: ce qui pousse les prolétaires à bout, les bourges c'est ce qui les fait rire ! Ecoute, je vais te dire, tout ça me déroute, et si t'as des doutes: en vrai c'est pire ! Ecoute, je vais te dire que même si ce qui m'effraie me coûte, c'est vrai que ça me fait écrire ! Couplet 2 (Fl-How): Je suis inquiet, et ça date pas d'hier, on paye pour leur crise économique et sanitaire, écrire c'est salutaire, ça libère, ça ne suffit pas pour me satisfaire, non ça ne protège pas de l'arbitraire, je suis tellement inquiet, j'ai du mal à me distraire, je rêve de grève générale, que tout le monde manifeste, sur tout le planisphère que tous ces bourges paniquent, frère, que nos soeurs mettent le patriarcat à la disette ! Je suis torturé, ça se ressent dans ma dissert', même en danger les miens flippent d'appeler le 17! C'est la tristesse dans mon corps et ma petite tête, je suis pas Archimède, mais je capte qu'ils s'enrichissent sur la misère, ça me turlupine, j'arriverai jamais à m'y faire, leur statuts stupides et toutes leurs balivernes, ça me donne des tas de migraines, des angoisses diverses, je m'obstine même si j'ai peu d'espoir pour le happy end ! Refrain: Ecoute, je vais te dire toutes ces choses qui me dégoûtent et tout ce qui me fait frémir ! Ecoute, je vais te dire: ce qui pousse les prolétaires à bout, les bourges c'est ce qui les fait rire ! Ecoute, je vais te dire, tout ça me déroute, et si t'as des doutes: en vrai c'est pire ! Ecoute, je vais te dire que même si ce qui m'effraie me coûte, c'est vrai que ça me fait écrire ! Couplet 3: (L'1consolable) Je suis précoccupé, je sais qu'on se fait trop duper, je rêve que les réfugiés ne se voient plus distribuer d'OQTF, le bourge en haut, huppé, règne, les prolos suent, le paient, crèvent, je crains que sans l'égalité l'élite n'ait en gros plus de paix, de trêve, ces gens cossus s'élèvent en marchant sur les crève-la-dalle qui ont que dalle comme les livreurs de chez UPS! Je suis inquiet vu le bénèf des uns quand une détresse sans fin s'empare de ceux qui ont faim et qui n'ont plus que les grèves ! (Fl-How) J'suis tracassé, je crois bien que ceux qui s'empiffrent ne seront jamais rassasiés, ces carnassiers n'ont aucune honte à nous affamer, afin de récupérer notre dû va bien falloir les canarder ! Je suis contrarié, ça a du mal à passer, ils se sont tout accaparé, il nous reste plus qu'à tout saccager, des châteaux jusqu'aux villas de leurs valets, nous on s'en cogne royalement que leurs petites personnes soient sacrées ! Refrain: Ecoute, je vais te dire toutes ces choses qui me dégoûtent et tout ce qui me fait frémir ! Ecoute, je vais te dire: ce qui pousse les prolétaires à bout, les bourges c'est ce qui les fait rire ! Ecoute, je vais te dire, tout ça me déroute, et si t'as des doutes: en vrai c'est pire ! Ecoute, je vais te dire que même si ce qui m'effraie me coûte, c'est vrai que ça me fait écrire !
6.
Couplet 1: Pense aux montagnes, aux rivières, pense aux hommes en armes, aux civières, pense pas qu'il faille en être honteux, ni fiers, pense à comment faire demain au vu des erreurs commises hier ! Pense aux migrants, aux frontières, aux tyrans, aux grandes guerres, pense aux milliers de morts en mer, ne cherche plus: c'est là qu'est l'enfer, pense à tout ce que tu penses et à tout ce que tu pourrais en faire ! Pense aux colons volant terres, ressources entières, et commettant des tas de violences volontaires, ne pense pas qu'ils nous feront taire, mais à ce que coûte aux indigènes la liberté qu'ils conquièrent ! Pense aux affaires qu'on enterre, qu'on ne s'inquiète guère de nos commentaires, pense pas que c'est de nos avis qu'ils s'enquièrent sur les crimes dont les victimes sont celles contre qui l'Etat entre en guerre ! Refrain: Tu penses à qui ? Tu penses à quoi ? Si tu penses par toi-même, ben c'est déjà ça ! [Mais quand tu penses, ne penses-tu pas que tu penses par la pensée façonnée par ton état ?] Tu penses à qui ? Tu penses à quoi ? Si tu penses par toi-même, ben c'est déjà ça ! [Mais quand tu penses, ne penses-tu pas que tu penses par la pensée façonnée par ton état ?] Couplet 2: Pense aux montagnes, aux panthères, pense à ce qu'on gagne et ce que le monde perd si on envahit le moindre pan de terre, si on laisse rien aux autres et que la diversité du vivant se perd ! Pense aux mensonges que les hommes inventèrent, que ce rap cherche à en faire l'inventaire, te mets pas en tête de me dire comment faire pour vivre, il suffit de voir ce qu'ils disent et puis de faire le contraire ! Pense aux Paysans Sans Terre au Brésil, et au peu qu'ils retirent de ce qu'ils plantèrent, 1% des propriétaires se partagent 50% de terres et c'est par milliers que les militants luttant contre on les enterre ! Pense que si on laisse les puissants faire, de leur décor nous n'aurons vu que l'envers, ne pense guère qu'ils repeignent en vert leurs enseignes pour sauver la planète: leur but est seulement de plaire ! Refrain: Tu penses à qui ? Tu penses à quoi ? Si tu penses par toi-même, ben c'est déjà ça ! [Mais quand tu penses, ne penses-tu pas que tu penses par la pensée façonnée par ton état ?] Tu penses à qui ? Tu penses à quoi ? Si tu penses par toi-même, ben c'est déjà ça ! [Mais quand tu penses, ne penses-tu pas que tu penses par la pensée façonnée par ton état ?] Couplet 3: Pense aux montagnes qu'ils pillèrent, aux industries destructrices, aux exploitations minières, ne pense pas que les blancs s'habillèrent sans le taf des esclaves qui dans les champs de coton trimèrent ! Pense à ce qui est de tes besoins primaires, de quoi t'as besoin pour être en vie, frère ? Oublie ce qu'en disent les publicitaires dont le taf est que t'ailles vite faire l'achat de leurs produits, tu t'y perds ! Pense à tout ce qu'on t'a dit de faire, pense que de ton désir ça diffère, ne pense pas qu'il ne va pas falloir t'y faire, à moins de tenir le piquet de grève et de lutter été comme hiver ! Pense aux feuillus et conifères, pense aux oiseaux et mammifères, pense aux montagnes, aux rivières ! Que le sauvage prolifère ! Qu'ils prennent ce morceau comme un cri de guerre ! Refrain: Tu penses à qui ? Tu penses à quoi ? Si tu penses par toi-même, ben c'est déjà ça ! [Mais quand tu penses, ne penses-tu pas que tu penses par la pensée façonnée par ton état ?] Tu penses à qui ? Tu penses à quoi ? Si tu penses par toi-même, ben c'est déjà ça ! [Mais quand tu penses, ne penses-tu pas que tu penses par la pensée façonnée par ton état ?]
7.
Couplet 1 (L'1consolable): Etre ce que l'envie d'avoir pousse à être, ne plus avoir toute sa tête, avoir l'impression que tout s'achète, ne plus savoir où s'arrête le fait de tout faire pour le paraître, se faire avoir par la piètre propagande à force de la voir chaque jour par la fenêtre ouverte dans Mozilla avec l'impression d'être en dehors du monde réel si on n'a pas le net, l'esprit floué, avoir pour bouée de sauvetage ce tas de gadgets, pour ne plus avoir à être, crouler sous les biens revient à appuyer sur la gâchette! Avoir envie d'avoir la recette pour être heureux: encore faudrait-il savoir l'être ! Car dans ce mot à 4 lettres, y'en a 4, y'en a pas 7, rien ne présage de ce qu'on fera, de ce qu'on a, de ce qu'on sera, d'où mènera la quête! Ne pas avoir l'esprit, pas la lettre de ce qu'on a à l'esprit: ne pas être un mouton, las, à paître, mais avoir un esprit critique, et par là peut-être ne pas être pris au piège et payer le prix, avoir la chance de n'avoir pas de maître! Etre à cours d'idées, ne pas l'admettre, savoir que ce n'est pas la fête et qu'il n'y a pas de raison que ça s'arrête, à moins d'avoir un jour le dessus sur ceux qui là te maltraitent, faites qu'on arrête avec le bien-être, qu'on prépare la guerre et n'attende pas la retraite! N'être jamais le soi-même qui a du mal à naître, c'est comme avoir une tenue de super-héros et ne même pas savoir la mettre, pour ceux qui aiment pas Marvel, faisons un détour par Hamlet: la question est: être, ou avoir pour avoir le pouvoir de paraître? Refrain: Etre ou paraître, savoir ou avoir, naître pour n'être que ce que nos yeux demandent à voir, être obligé d'admettre que l'on s'est fait avoir, naître pour se soumettre à ce que le maître voudra voir ! Etre ou paraître, savoir ou avoir, naître pour n'être que ce que nos yeux demandent à voir, être obligé d'admettre que l'on s'est fait avoir, naître pour se soumettre ! Couplet 2 (Kimo): Avoir l'envie d'être aux dépens d'avoir, faire bande à part, se nourrir de fierté lorsque l'orgueil demande à boire, se taire si le mépris se fend la poire, émettre le voeu que mettre le feu soit suffisamment ostentatoire, brûler du désir de valoir, vouloir communiquer, permettre un partage de savoir, chauffer une place précise dans un but aléatoire, être ce bois de hêtre au creux de l'âtre afin d'offrir un coin doux pour s'asseoir, suivre l'onde oscillatoire, percevoir le son, sentir le flux vibratoire, écouter un être des poumons à la mâchoire, sublimer une discussion sincère dans les règles de l'échange oratoire, sourire, ou faire peine à voir, agir libre, ou selon un mode opératoire, quêter l'autonomie depuis le cours préparatoire, ou emprunter, comme toute bonne bête, le chemin vers le laboratoire, et tenter d'intégrer la gloire, faire apparaître les tâches d'un jaguar sur un chat noir, se noyer sans même pouvoir déployer ses nageoires, paraître à cheval sur ses principes et les mener direct à l'abattoir, autant cracher dans un crachoir, écrire quelques lettres, piètres, à ce qu'on porte à croire, s'empêcher de traîner ses guêtres seul chaque soir, chercher toutes les raisons pour donner du respect et de se donner pour l'avoir ! Refrain: Etre ou paraître, savoir ou avoir, naître pour n'être que ce que nos yeux demandent à voir, être obligé d'admettre que l'on s'est fait avoir, naître pour se soumettre à ce que le maître voudra voir ! Etre ou paraître, savoir ou avoir, naître pour n'être que ce que nos yeux demandent à voir, être obligé d'admettre que l'on s'est fait avoir, naître pour se soumettre !
8.
Partir 05:20
Couplet 1: Partir avant que des amis ne finissent par dire "Il a eu peur de la rupture, et il est mort en martyr", déserter pour bâtir, pour ne pas rester et pâtir, tu veux me dissuader de m'en aller ? T'as un gun chargé ? Eh ben, tire ! Partir loin des contrôles de police, ces officiers qui ont le bon rôle, sont couverts lorsqu'ils te démolissent, comme les keufs nous écoeurent, nombre de mes frères et soeurs les vomissent, les maudissent, s'ils pouvaient les pousser au suicide crieraient "Ho ! Hisse !" Partir dans un mouvement de dure défense, loin de la reconnaissance faciale et des caméras de surveillance, loin du contrôle social qui vire à la pure démence, là où personne n'espionne ce que les gens murmurent et pensent ! Partir loin de l'Etat qui se prête a- -vec plaisir au jeu de la bourgeoisie et mérite la vendetta, d'autant que des dettes envers nous il en a des tas, pourquoi s'entêter? On le préfère mort qu'en mauvais état ! Refrain: Partir, pas rester pâtir, finir par dire non et las se tir- -er de là, l'avenir m'attend, partir maintenant, bâtir loin avec plein de gens ! Partir, pas rester pâtir, finir par dire non et las se tir- -er de là, l'avenir m'attend, partir maintenant, bâtir loin avec plein de gens ! Couplet 2: Partir loin du travail qui me tenaille, le danger me menace, mais l'enjeu est de taille, je ne taffe que pour l'argent, comme tout le monde faut que je graille, mais attends que j'apprenne à me passer de ce qu'il me manque, et je me taille ! Partir loin du productivisme effréné, c'est pas parce que le Capital fonce dans le mur que ça le fait freiner, rien ne servirait de traîner, de rester là à égrainer les secondes avant que tout s'effondre: laisse-les entre eux, fais-leur des pieds de nez ! Partir avant d'être consumé, avant que les produits consommés n'aient sonné le glas d'un esprit parti en fumée, avant de finir plumé, après m'être fait enfumer par l'odeur parfumée des pubs obstruant ma vue enbrumée ! Partir loin du règne du Capital, des thunes qui coulent à flots et d'une espèce humaine qui va si mal, changer de dynamique, quitter ce navire inamical, au lieu de le rafistoler, je sors le pistolet: c'est radical ! Refrain: Partir, pas rester pâtir, finir par dire non et las se tir- -er de là, l'avenir m'attend, partir maintenant, bâtir loin avec plein de gens ! Partir, pas rester pâtir, finir par dire non et las se tir- -er de là, l'avenir m'attend, partir maintenant, bâtir loin avec plein de gens ! Couplet 3: Partir loin des cités industrielles où la cécité guette comme la fumée obscurcit le ciel, où le manque d'air nous pompe l'air, tant de gens se perdent, vont se complaire, dans 1000 trompe-l'oeil qui ont l'air super, mais ne sont que superficiels ! Partir loin des bouffeurs de barbaque, qui minimisent la douleur pour maximiser l'arnaque, d'autres tuent les bêtes par milliards pour qu'eux les achètent par packs, que les uns et les autres crèvent d'une attaque ou de crise cadriaque ! Partir loin de ce que l'économie fait faire, les cadeaux aux très riches, à d'autres les coupes budgétaires, partir de là où les uns triment, pour que les autres vivent pépères, où les masses périssent pour que quelques-uns soient propriétaires ! Partir loin de ce monde séparé, qui me rendrait taré si jamais j'y reste égaré, me barrer pour ne pas être à l'arrêt ou être garé, pour ne pas tourner en rond dans mes quelques mètres carrés ! Refrain: Partir, pas rester pâtir, finir par dire non et las se tir- -er de là, l'avenir m'attend, partir maintenant, bâtir loin avec plein de gens ! Partir, pas rester pâtir, finir par dire non et las se tir- -er de là, l'avenir m'attend, partir maintenant, bâtir loin avec plein de gens !
9.
Couplet 1 (L'1consolable): Il a du sang sur les mains, et les mains sur le canon, sait qu'il peut tuer sans crainte, les chasseurs ont le bras long, car pour défendre la vénerie, et baisser le prix des permis de chasse, ils seront servis, on peut compter sur Macron ! Il appuie sur la gâchette, une vie vient de s'achever, viser autrui en cachette pour toujours plus de lâcheté, se félicitant de ce beau tir tandis que la bête agonise, et que ses petits viennent se blottir tout contre son pelage tâcheté ! Une famille dévastée, l'infamie vient de se produire, elle introduit le plaisir dans le fait de réussir à occire, chacun ses loisirs, toi c'est le tennis et regarder Top Gear, lui les meurtres de masse par la chasse qu'il aime s'offrir ! Faire souffrir le fait sourire, du moins ne l'empêche pas de dormir, sans lui l'espèce prolifère et le tableau serait encore pire, l'animal n'a pour ainsi dire que peu de chances de s'en sortir, qu'il bouge: aussitôt les mauvais comme les bons chasseurs tirent ! Refrain: Il a du sang sur les mains, et les mains sur le canon, sait qu'il peut tuer sans crainte, les chasseurs ont le bras long ! Il a du sang sur les mains, et une main sur son couteau, dans l'autre la vie d'un innocent éclaboussant son bourreau ! Il a du sang sur les mains, et les mains sur ses couverts, il peut bouffer tranquille, sans se soucier de ce que d'autres ont souffert ! Il a du sang sur les mains, des mains a l'air innocent ! Bon sang ! Il a du sang sur les mains, l'humain ! Couplet 2 (Res Turner): Il a du sang sur les mains, et une main sur son couteau, dans l'autre la vie d'un innocent éclaboussant son bourreau ! C'était le premier de la journée ! Lui, plaider coupable ? Non ! Bouge pas, je précise: c'est le spécisme qui paye la tournée ! Ce système, et tant de ses normes qui font que c'est normal qu'il cajolera ses chiens ce soir, au moins autant que ses mômes, mais qu'ici, au boulot, loin de cette bulle-là sensée, les mains deviennent poings si la victime ne veut plus avancer ! Il égorge à tour de bras, découpe le gras, il a des doutes, se tâte, mais pour se rassurer se dit que tout ça c'est pour le taf ! Est-il fou, ce gars ? Non, juste un serial killer d'otages, le bras armé de ces cons de consommateurs trop lâches pour s'alarmer ou se questionner devant cette souffrance, et toute once de bon sens se fait gommer par leur bout de viande, pourtant si tu leur montres les images où les bêtes vivent l'enfer, eux diront que c'est un monstre quand ils verront ce qu'ils lui font faire ! Refrain: Il a du sang sur les mains, et les mains sur le canon, sait qu'il peut tuer sans crainte, les chasseurs ont le bras long ! Il a du sang sur les mains, et une main sur son couteau, dans l'autre la vie d'un innocent éclaboussant son bourreau ! Il a du sang sur les mains, et les mains sur ses couverts, il peut bouffer tranquille, sans se soucier de ce que d'autres ont souffert ! Il a du sang sur les mains, des mains a l'air innocent ! Bon sang ! Il a du sang sur les mains, l'humain ! Couplet 3 (Skalpel): Il a du sang sur les mains, et les mains sur ses couverts, il peut bouffer tranquille, sans se soucier de ce que d'autres ont souffert ! Il a les pattes en l'air quand on l'enlève à sa mère, il a ses gosses, son père dans un barback à la mer, elle a les mamelles pleines de lait comme une pompe à essence, il a son petit smoothie, pas de problèmes de conscience, elle a le bec coupé, poussins tués, poule pondeuse, il a son oeuf au plat, brouillé, à la coque, belle tondeuse, elle a les tétines constamment sollicitées, un sale viol, il a son beurre salé, cuisiné, renommé, crème raviole, il connait le confinement depuis la naissance, entassé, il met des condiments sur une brochette saignante, encrassée, il bouffe la farine animale, cannibalisme forcé, il a son plat principal par un prix récompensé, il vit un calvaire, une existence de souffrance, il a des étoiles sur le guide, la fierté de la France ! Refrain: Il a du sang sur les mains, et les mains sur le canon, sait qu'il peut tuer sans crainte, les chasseurs ont le bras long ! Il a du sang sur les mains, et une main sur son couteau, dans l'autre la vie d'un innocent éclaboussant son bourreau ! Il a du sang sur les mains, et les mains sur ses couverts, il peut bouffer tranquille, sans se soucier de ce que d'autres ont souffert ! Il a du sang sur les mains, des mains a l'air innocent ! Bon sang ! Il a du sang sur les mains, l'humain !
10.
Couplet 1 (L'1consolable): J'espère pas qu'on croie que je vais me faire abuser par la ruse et l'espoir qu'ils ont que je laisse faire, ils voudraient qu'on espère plutôt que de nous voir croiser le fer, certes l'espoir divertit mais n'a jamais permis de gagner de guerre, à part pour les marchands d'espoir, ceux qui nous voudraient nous faire croire qu'il faut qu'on leur confie le pouvoir pour qu'il y ait un nouveau départ, prétendent que le changement c'est maintenant, ne font pas de mots pour les retards, entre paroles et actes il y a souvent beaucoup d'écart ! Ils nous prennent pour leurs clébards, nous jettent les miettes, et c'est rare que lorsque ces scélérats ont le pouvoir les gouvernés se marrent, et bien qu'on en ait marre, ils ne souhaitent surtout pas qu'on prenne part à la bataille qui fait rage, et craignent qu'à la guerre on se prépare, ils voudraient nous mener par le bout du nez, faire de nous des infortunés tels une gazelle pariant, sûre d'elle, sur le bon vouloir du guépard, l'histoire dit que l'espoir fait vivre -mais pas qui, car quelque part il nous tue à petits feux comme toute velléité de lutter se barre ! Refrain: J'espère pas que mes pairs se laissent faire, préfèrent leurs fers au fait de croiser le fer, ce n'est guère l'espoir mais la hache de guerre que je déterre, j'espère rien, je me prépare, je suis déter ! J'espère pas que l'Etat nous laisse faire, ai-je l'air d'attendre quelque chose de ces sphères ?!! Ces blaires souhaitent qu'on s'en tienne à ce qu'on espère, moi j'espère rien, je me prépare, est-ce clair ? Couplet 2 (Nada): On a de grandes aspirations, et on nous laisse croire, qu'elles se concrétisent, excès de confiance, bêtise ou espoir ? A toi de voir comment tu nommes ça, est-ce-que tu gobes ça, mais la révolution ne se fera pas en costard, pimper un cauchemar n'en fera jamais un rêve, autant qu'un burkinabè j'aspire à être intègre et pas dupe face à leurs promesses, le temps presse, et c'est dans le rapport de forces que le monde progresse ! On nous tient en laisse, j'ai peur pour le futur vu qu'on est trop peu nombreux à chercher le point de rupture, si tu crois aux urnes c'est que t'as réduit ta voix en cendres, y'aura pas de sauveur suprême même si ça fait mal à entendre, notre salut ne sera pas non plus technologique, il ne sera pas moins polluant le capitalisme robotique, l'ignorance est répandue, ressources finies ; croissance infinie: je crois que l'équation est vite répondue ! Refrain: J'espère pas que mes pairs se laissent faire, préfèrent leurs fers au fait de croiser le fer, ce n'est guère l'espoir mais la hache de guerre que je déterre, j'espère rien, je me prépare, je suis déter ! J'espère pas que l'Etat nous laisse faire, ai-je l'air d'attendre quelque chose de ces sphères ?!! Ces blaires souhaitent qu'on s'en tienne à ce qu'on espère, moi j'espère rien, je me prépare, est-ce clair ? Couplet 3 (L'1consolable): L'espoir fait vivre, mais ceux qui vivent d'espoir meurent de faim, il nous fait nous faire des films: personne connaît l'heure de fin ! Car on a pour l'heure besoin, de bien moins de douleurs, mieux de soins, l'espoir, nous on en est revenus compte tenu qu'on revient de loin ! On nous dit de pas faire de foin, la demande vient de certains syndicats et partis qui décrètent seuls si la grève doit prendre fin, qui nous disent d'attendre bien sagement que le Grand Soir tant attendu soit arrivé, de ne pas se précipiter, qu'on reprend demain ! C'est toujours remis à plus tard, on croûle sous les faux espoirs, on m'a dit mille fois "C'est parti!" mais ce n'était qu'un faux départ ! L'espoir nous endort, nous berce, comblant ceux qui en font commerce, pour ceux qui en ont à l'inverse il reste tant qui les en sépare ! Et c'est par là que ça commence, par le fait de s'en remettre à eux, par le fait de remettre à demain le fait de se battre et s'en remettre à Dieu, t'es troublé par sa provenance car l'espoir nous vient des mafieux qui prospèrent sur le fait que les masses espèrent qu'un jour le monde ira mieux ! Refrain: J'espère pas que mes pairs se laissent faire, préfèrent leurs fers au fait de croiser le fer, ce n'est guère l'espoir mais la hache de guerre que je déterre, j'espère rien, je me prépare, je suis déter ! J'espère pas que l'Etat nous laisse faire, ai-je l'air d'attendre quelque chose de ces sphères ?!! Ces blaires souhaitent qu'on s'en tienne à ce qu'on espère, moi j'espère rien, je me prépare, est-ce clair ?
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Couplet 1: Certes, d'autres poètes en firent des rimes, ont succombé, mais moi c'est de mille énigmes qu'amoureux je suis tombé: par quoi la vie fut-elle enfantée ? Comment le décor fut planté ? Je suis tenté de dire qu'il n'y aura jamais de réponse absolue d'emblée, je crus trembler lorsque le vertige de la question m'envahit, dans quel hier luisent les lumières qui m'éclairent dans la nuit ? Certes, elles peuvent sembler pas loin, mais leur lumière me parvient plusieurs milliards d'années plus tard, combien d'entre elles sont parties ? Je prends le parti de regarder la nuit noire comme un miroir rempli par des milliards d'étoiles qui témoignent de l'Histoire, de quoi sont-elles la mémoire ? J'aimerais voir: quels dinosaures chassés par quelle pluie de comètes ? Qu'y avait-il donc au départ? Les yeux rivés vers les cieux, la Lune est sur son perchoir, j'échoue à la décrocher comme pour les étoiles à les faire choir, rien ne me déleste de ces questions et je reste modeste face aux objets célestes malgré ce que les croyants de tous poils voudraient me faire croire ! Refrain: Les astres et les comètes, la Voie Lactée, les planètes, nous laissent dans le flou pour être honnête, ce n'est pas que l'image n'est pas nette, pour observer ces merveilles il n'y a certes qu'à lever la tête, mais l'enquête se prolonge: pour trouver les réponses, longue est la quête ! Je sais bien que je ne sais rien, que c'est le seul savoir que je détiens, l'Univers a ses problèmes qui par extension sont les miens, leur densité nous sidère, on cherche depuis notre petite Terre, dans nos petites têtes y'a l'immensité des astronomystères ! Couplet 2: Quand le soir tombe, le grand astre sombre, je gagne l'ombre, mon regard sonde le ciel à la recherche d'étoiles filantes et de planètes vagabondes, de bouts de comètes qui durant la nuit des Perséïdes abondent, la Lune qui chaque soir a le don de changer, n'est que parfois ronde ! Où va le monde ? Dans quelle immensité est-il perdu ? Tant de questions à la ronde font que le doute semble être une vertu, les astronomes s'évertuent à observer le ciel et faire du principe de précaution la règle, pour les certitudes c'est peine perdue ! L'étude se perpétue: à quoi est dûe une naine brune ? Les -200 C° à la surface de Neptune ? Tout n'est qu'une série de "Pourquoi ?", comment concevoir un trou noir ? Un trou de ver ? Un trou blanc ? C'est troublant de pas tout voir ! C'est où le plan pour se déplacer dans l'espace et se mouvoir le long des courbures de l'espace-temps pour trouver d'où tout part, et reprendre au commencement, au Big Bang, s'émouvoir ? L'étendue de l'inconnu est si grande, les doutes viennent de toutes parts ! Refrain: Les astres et les comètes, la Voie Lactée, les planètes, nous laissent dans le flou pour être honnête, ce n'est pas que l'image n'est pas nette, pour observer ces merveilles il n'y a certes qu'à lever la tête, mais l'enquête se prolonge: pour trouver les réponses, longue est la quête ! Je sais bien que je ne sais rien, que c'est le seul savoir que je détiens, l'Univers a ses problèmes qui par extension sont les miens, leur densité nous sidère, on cherche depuis notre petite Terre, dans nos petites têtes y'a l'immensité des astronomystères ! Couplet 3: Je contemple les constellations, me tais quand tant d'autres causent, avec l'impression que la compréhension passe parfois par autre chose, en osmose avec le cosmos, vivant parmi les vivants pris entre Thanatos et Kronos, le jouet de forces qui s'opposent, pourquoi l'Univers accélère-t-il dans son expansion ? Avec quelle autre force la gravitation est-elle en tension ? Dans l'espace, les problèmes n'ont pas les mêmes dimensions, on reprend du rab dans l'incommensurable en dépit de ce que nous pensions ! Combien y'a-t-il de dimensions à l'Univers ? Existe-t-il des multivers ? De la vie ailleurs ? Et puis vers quoi voguera notre petite Terre ? Tant de questions et de mystères éclipsent notre prétention à la vitesse de la lumière ! Depuis la planète bleue j'observe la traînée blanche, c'est bon quand je me questionne en silence et que le silence me répond, d'où viennent les rayons ? Je scrute le ciel comme un espion, qu'on taise la réponse, et qu'on me laisse donc avec la question ! Refrain: Les astres et les comètes, la Voie Lactée, les planètes, nous laissent dans le flou pour être honnête, ce n'est pas que l'image n'est pas nette, pour observer ces merveilles il n'y a certes qu'à lever la tête, mais l'enquête se prolonge: pour trouver les réponses, longue est la quête ! Je sais bien que je ne sais rien, que c'est le seul savoir que je détiens, l'Univers a ses problèmes qui par extension sont les miens, leur densité nous sidère, on cherche depuis notre petite Terre, dans nos petites têtes y'a l'immensité des astronomystères !
13.
Mes outils 04:13
Couplet 1: Un beat, une basse, une gratte, un sample, un semblant de cohésion tenant tout ça ensemble, mais sans le type qui agence, qui combine et assemble, et a le sens du bon cycle, de la grande zique qui rassemble, sans celui qui derrière les platines et machines ponctionne et choisit, sélectionne et affine, sans personne pour mettre de l'ordre et faire sonner le snare comme on l'espère, la zique reste latente sans âme qui l'anime, mais si le gus manie l'élégance, les sens sont unanimes, l'ouïe s'active, les têtes dansent, le stylo distribue la rime, les lèvres lancent les phrasés, la fréquence s'élève sans cesse l'aisance est présente, et le débit est plus rapide, je suis là, je kicke, m'applique, vu que la zique me file des frissons, les chansons que nous prisons, nous les changeons en buissons, qui se répandent, et des branches donnent naissance aux petits sons qui sont l'essence des séquences sur lesquelles nous kickons ! La base ? L'échantillon, sa place, et son sillon, sa transfiguration comme chenille en papillon, ne nions pas l'importance des oeuvres que nous pillons, si on leur fait ainsi honneur c'est parce que nous les aimions ! Que le rendu soit splendide, ou sans plus, même hideux, la formule c'est sample + flow, c'est simple, c'est les deux ! Le rap naît du phrasé et du breakbeat, jaillit d'eux, ici l'instru soignée que je kicke est signée Tideux ! Refrain: Un stylo, un bout de page, une bonne prod boom-bap, un son d'orgue ou de gratte, un sample à mon goût: je rappe ! Une putain de boucle fat, un journal, un outrage, un foutage de gueule, un peu de courage et beaucoup de rage, un son de vinyle tout crade qui nous garde sous le charme, blues, soul, jazz, ça nous parle, nous sert de défouloir ou d'arme, un bourgeois qui nous taille, un coup bas qui nous fâche: autant d'outils que je trouve adéquats pour les besoins de l'ouvrage ! Couplet 2: Un bloc-notes, un stylo, une bonne prod, un micro, et mille mots frappent aux portes, en cohortes, s'invitent au coeur de mes pensées, m'incitent au rap, sont autant de besoins vitaux, d'infos qu'il faut que je colporte, de choses fortes, d'enjeux capitaux, y'a le beat au départ, et par la suite y'a les mythos proférés par l'élite au moyen de ses éditos, et de ce que débitent au kilo ces éditocrates aristos me faisant aussitôt prendre le stylo, on me l'ôtera pas de sitôt ! Aussitôt qu'ils nous offensent, nous enfoncent, en gros se lancent à l'assaut du peu qu'ont leurs vassaux, qu'ils leur font violence, sitôt que les bourreaux pensent nous forcer à la somnolence, nous réduire au silence, je prends le micro, le stylo danse sur le papier, ce qui m'inspire pour écrire c'est l'applomb de l'élite, des patrons, et les dires de Macron, c'est le délire de ses sbires, et le désir d'un carton le canon pointé directement sur ce tas de cons ! Peu d'options: je dois écrire, sinon je passe à l'action entre l'envie, le dire, et le faire, le chemin n'est parfois pas long, l'écriture transfigure ma colère en chansons, sans quoi tu peux être sûr que je pourrais remplir ces gars-là de plomb, pour moi le son c'est déjà le beat, les moissons du sampling, l'atmosphère qui palpite, la colère qui m'habite, ce monde faussaire qui falsifie tout, fend le coeur, et sent le Spleen, ce sont les outils que je fabrique qui me modèrent et m'abritent ! Refrain: Un stylo, un bout de page, une bonne prod boom-bap, un son d'orgue ou de gratte, un sample à mon goût: je rappe ! Une putain de boucle fat, un journal, un outrage, un foutage de gueule, un peu de courage et beaucoup de rage, un son de vinyle tout crade qui nous garde sous le charme, blues, soul, jazz, ça nous parle, nous sert de défouloir ou d'arme, un bourgeois qui nous taille, un coup bas qui nous fâche: autant d'outils que je trouve adéquats pour les besoins de l'ouvrage !
14.
Outro 02:07

credits

released June 14, 2021

Paroles: L'1consolable*

*sauf:
-Tourmenté: L'1consolable / Fl-How
-Etre & avoir: L'1consolable / Kimo (Libres Ratures)
-Du sang sur les mains: L'1consolable / Res Turner / Skalpel
-L'espoir: L'1consolable / Nada

Musique: Tideux
Scratches: Blanka (La Fine Equipe)

Mixé et masterisé par Blanka (La Fine Equipe) @ Kasablanka

Graphisme pochette et livret: Sylvain Bec

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L'1consolable Paris, France

Auteur, compositeur et interprète de ses morceaux, L’1consolable rappe, sur de bons vieux breakbeats hip-hop teintés de jazz, de blues ou de soul, la violence d’une société qui la pratique au quotidien tout en la prêtant à ceux qui se retournent contre elle. ... more

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